Grève après le licenciement d’un délégué

Version imprimableEnvoyer à un ami

Le producteur alimentaire Vandemoortele paie un préavis égal à 57 mois de salaire à un délégué syndical dans son usine de Seneffe. Pour protester contre le licenciement, une partie du personnel paralyse l’usine, ce qui, selon certaines déclarations parues dans les médias, représente une perte de chiffre d’affaires de 900.000 euros par jour. La direction reproche des faits de harcèlement moral et sexuel au contremaître. Ceci pourrait constituer un motif pour faute grave, mais la direction a choisi de ne pas introduire de procédure au Tribunal du Travail.

Seneffe : le délégué de Vandemoortele viré pour harcèlement moral et sexuel (La Nouvelle Gazette)

Commentaires

Dans ce genre de

Dans ce genre de licenciement, ce n'est pas la hauteur des indemnités qui compte, mais l'idéologie du syndicalisme tout puissant.
La société a touché à ce que certains secrétaires syndicaux considèrent comme leurs (et les seules) personnes de confiance dans l'entreprise, et tous les dossiers accumulés seront démontés par le syndicat un à un au nom d'une partialité patronale.
Dans cette situation, le fait que l'entreprise (et tous ses travailleurs) en soient les otages (et peut-être victimes) ne les intéressent pas. Vous avez touché à un des leurs.
Payer 57 mois d'indemnités est considéré non pas comme une application de la loi, mais comme une tentative "d'acheter" le (l'ex?) délégué.
J'ose en parler pour avoir vécu le même type de situation.
Bon courage à la direction de la société pour assumer cette épreuve sans que le conflit ne se propage.
DC.

Nos partenaires