Marché du travail et économie

Une révolution numérique assortie de ‘soft skills’

Globalement, la révolution numérique n’entraînera pas de perte d’emplois. Telle est la conclusion d’une enquête menée par ManpowerGroup auprès des employeurs. Mais les compétences et les fonctions d’antan seront remises en question. Pour franchir ce cap, les entreprises auront besoin de personnes qui allient des compétences humaines au savoir-faire numérique.

Pénurie record de spécialistes IT

En plus des 200 000 experts numériques déjà présents, l’économie belge en a besoin cette année de 16 000 autres, dont la moitié dans des entreprises non technologiques. Nous n’en avons jamais manqué tant, signale Agoria, ce qui s’explique principalement par la numérisation et la robotisation.

L’industrie manufacturière et la logistique engagent

Le Baromètre ManpowerGroup est au beau fixe. Dans les trois régions, les perspectives d’embauche sont à la hausse pour le deuxième trimestre. Trois secteurs annoncent même des intentions de recrutement supérieures de 10 % à celles d’il y a un an : le secteur de l’électricité, gaz et eau, l’industrie manufacturière, et le transport et la logistique.

Dédaigner les candidats nuit à votre image

Une réponse malpolie ou l’absence de réponse à leur candidature pousse la moitié des demandeurs d’emploi à ne plus jamais vouloir avoir affaire avec l’entreprise en question, même comme client. C’est ce que révèle un sondage en ligne réalisé par Vacature.com et l’UGent. « Les employeurs concernés se causent énormément de tort. »

Le marché flamand du travail pas au bout du tunnel

La pénurie sur le marché flamand du travail pourrait encore durer une décennie, annonce Steunpunt Werk (KU Leuven). Quelque 800 000 travailleurs de 50 ans et plus voient approcher leur pension, mais la relève n’est pas assurée. Les jeunes commencent souvent plus tard à travailler. Et dans les catégories intermédiaires, le taux d’activité atteint déjà 85 %.

La 'guerre des étudiants' a commencé

La recherche d’étudiants jobistes pour les grandes vacances bat son plein, signale Tempo-Team. L’explication ? Face à la difficulté de pourvoir les postes vacants, quatre employeurs sur dix font appel aux étudiants et aux stagiaires. C’est aussi un bon moyen pour déceler de jeunes talents.

La Belgique peine à suivre la numérisation

Dans 15 ans, la révolution technologique aura fait disparaître 30 % des emplois belges, prédit PwC. D’habitude, on rétorque que de nouveaux emplois naîtront. Mais ce n’est pas aussi évident : Agoria signale justement que 30 000 (!) postes restent vacants dans les entreprises technologiques belges.

Fini le handicap salarial, Bruxelles attire les talents

D’après le Conseil Central de l'Economie, nous avons gommé notre handicap salarial par rapport aux pays voisins ; les syndicats voient le rapport d’un œil critique. Et Bruxelles trône dans le top 10 des villes qui attirent le plus de talents, dans l’index mondial d’Adecco-Insead.

Perspectives d’embauches chez les grands employeurs

En matière d’intentions de recrutements au cours du premier trimestre 2018, les employeurs se montrent optimistes en Flandre et prudents en Wallonie. À Bruxelles, ils prévoient des réductions des effectifs. Plus grande est l’entreprise, plus elle s’attend à ce que le nombre de nouvelles recrues dépasse celui des départs. Tels sont les résultats du récent Baromètre de ManpowerGroup.

Recrutements en vue suite à la directive vie privée

Le compte à rebours a commencé avant l’entrée en vigueur de la nouvelle règlementation européenne en matière de protection des données à caractère personnel. Pour sa mise en œuvre, 2 entreprises sur 3 prévoient d’offrir une place fixe à de nouveaux profils. Elles sont 60 % à également envisager du renfort temporaire. Voilà ce qui ressort d’un sondage de Robert Half.

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